Le curé Isaac Matrouillet relève, entre juillet 1626 et décembre 1627, 400 victimes toutes décédées de la peste. Novembre 1626 fut le mois le plus meurtrier avec 58 morts. Erigé dans le cimetière entourant l'église Saint Martin, le calvaire garde la mémoire des victimes de l'épidémie et invoque la protection des saints guérisseurs, Saint Sébastien et Saint Roch. Saint Sébastien avait, dit la légende, le pouvoir d'arrêter les épidémies de peste : en 680 lorsqu'une d'entre elles fait rage à Rome, on mène ses reliques en procession et la peste cessa. C'est depuis lors que Saint Sébastien est également associé à la guérison de cette maladie. Saint Roch, lui, découvre Acquapendente, une ville ravagée par la peste et la misère. Il y passe son temps à soigner les pestiférés, aider les plus déshérités et faire des miracles en quantité. Atteint lui-même par la peste, Saint Roch se retire alors dans la solitude. Il sera soigné par un ange et nourri par un chien.
Déplacé en 1924 lors de la construction du monument aux morts de la guerre 1914-18, le calvaire a été transporté au carrefour des Trois Passes. Il est endommagé lors de la tempête de décembre 1999.
Après sa, restauration, en 2001, la Ville décide de remettre le calvaire dans son environnement d'origine, non loin de son emplacement initial, au milieu du square de la Cour au Roy aménagé pour l'accueillir. Description : Calvaire en granit, avec à la base 8 bubons de peste, symbole de la maladie. |