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La Fontaine aux Fées
Au-dessus de leur souterraine demeure, au sommet des Roches Baligot, les Fées avaient une source vive qu'un jour l'une d'elles fit jaillir d'un coup de baguette; on l'appelle la Tontaine-aux-Fées". Un champ voisin leur appartenait et, tous les ans, un laboureur du voisinage était requis par elles de le mettre en culture.
Lorsque le champ devait être labouré,*Ies Fées s'adressaient pour ce travail à un paysan des villages voisins : les Îles, la Blarre ou le Carrouge. Personne, du reste, n'eût osé s'y soustraire ; on savait que les Dames avaient un caractère assez irascible.
La veille au soir, trois coups frappés à la porte du paysan le réveillaient de son premier sommeil, et il entendait une voix lui crier : "Un tel aïe soin d'être à l'aube demain dans notre champ, avec ta charrue et tes boeufs". Le paysan obéissait, et, à l'aurore, il était dans le Champ-aux-Fées, comme on le lui avait commandé. |
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